La physique, fondée au XVII° siècle par Galilée, Newton, Pascal et tant d'autres, peut être considérée comme la plus ancienne des sciences expérimentales) forment en effet l'ossature de très nombreux domaines des sciences et des techniques : électronique, électrotechnique, métallurgie, chimie industrielle, etc... Elles sont aussi de plus en plus nécessaires à la compréhension de nombreuses parties de la médecine, de la pharmacie, de la biologie, de la géologie... Mais les jeunes qui n'envisagent pas de poursuivre leurs études dans les sciences (et ils ne savent pas ce qu'ils perdent !!!) se doivent tout de même de connaître un minimum de physique et de chimie, pour pouvoir, plus tard (soit dans leur activité professionnelle, soit tout simplement en tant que citoyen) porter un regard éclairé sur une information à caractère scientifique relevant de ces sciences. Dans un monde devenu de plus en plus dépendant de la technique, on peut être sûr que les occasions ne manqueront pas : politique énergétique, risques chimiques ou nucléaires sont des exemplesysique et la chimie sont des matières essentielles pour tout jeune qui souhaite, à l'issue de ses années de lycée, se diriger vers des études scientifiques. Ces deux sciences vénérables (la, parmi de nombreux autres, où une certaine connaissance des sciences physiques est indispensable .
C'est pour ces raisons que les sciences physiques sont enseignées au Lycée européen Charles de Gaulle, comme dans tous les lycées d'enseignement général, dans toutes les classes (sauf les 1°ES et Terminales ES). Passons brièvement en revue cet enseignement dans les trois niveaux du lycée : LES ÉLÈVES DE SECONDE suivent 3,5 h de sciences physiques chaque semaine, divisées en 2 h de cours et 1,5 h de travaux pratiques (TP). Précisons tout de suite que les heures de cours ne doivent pas être considérées comme des cours magistraux (qui ont, pour ainsi dire, disparu de notre enseignement) mais plutôt comme des séances de 55 minutes mêlant cours, correction d'exercices, exercices dirigés, étude de documents, retour sur les expériences effectuées en travaux pratiques, expériences de cours, etc... Les TP quant à eux, sont d'une certaine façon, la clé de voûte de notre enseignement de la physique et de la chimie qui sont avant tout des sciences expérimentales, même si la théorisation y est, bien sûr, indispensable. Lors des séances de travaux pratiques les élèves travaillent par deux (binôme) et réalisent une série de mesures ou d'expériences. C'est l'occasion pour eux de s'affronter au matériel de chimie comme de physique, ce qui n'est pas toujours facile ! La section de physique et de chimie du lycée possède ainsi une collection importante d'instruments de mesure, de verrerie, de produits chimiques, etc... qui permet à nos élèves de réaliser de nombreuses manipulations, dans le cadre, bien sûr, du programme national de sciences physiques et dans le souci constant de leur sécurité. EN PREMIÈRE SCIENTIFIQUE (1°S), les élèves ont décidé de se diriger vers des études scientifiques (même si un certain nombre d'entre eux, après le bac, bifurquent vers des études littéraires ou économiques) ; par conséquent, l'étude des sciences physiques y est plus approfondie qu'en seconde, ce qui surprend parfois les nouveaux arrivants. L'horaire est de 4,5 h par semaine, réparties en 2,5 h de cours et 2 h de TP.
LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE LITTÉRAIRE (1°L) ont eux aussi droit à un enseignement de physique et de chimie, mais plus axé sur les problèmes de société liés aux sciences et sur le développement historique de ces disciplines. L'horaire est de 0,75 h par semaine (soit 1,5 h par quinzaine, en alternance avec les Sciences de la Vie et de la Terre). Précisons que cet enseignement cesse en classe de terminale littéraire, après une épreuve anticipée de sciences (épreuve commune aux Sciences physiques et aux Sciences de la Vie et de la Terre) en fin de 1°L. EN TERMINALE SCIENTIFIQUE (TS), une heure de cours par semaine supplémentaire par rapport à la première conduit à un horaire hebdomadaire de 5,5 h (dont 2 h de TP). Dans cette classe les élèves suivent en plus - à raison de deux heures chaque semaine - un enseignement de spécialité (choisi, en fin de première, parmi les matières scientifiques, c'est à dire : mathématiques , physique-chimie et biologie - géologie) ; le choix de cette spécialité influe sur les coefficients des matières scientifiques au baccalauréat. Ainsi, un élève ayant opté pour la spécialité sciences physiques passera le bac avec les coefficients suivants : mathématiques : 7 ; sciences physiques : 8 ; SVT : 6. Par contre si la spécialité est mathématiques les coefficients seront : mathématiques : 9 ; sciences physiques : 6 ; SVT : 6. L'épreuve du baccalauréat en sciences physiques est constituée de 4 exercices (deux de physique et deux de chimie), le partage des points est d'environ 11 pour la physique et 9 pour la chimie ; pour le candidat ayant suivi l'enseignement de spécialité sciences physiques durant l'année de terminale un des quatre exercices porte sur le programme de spécialité. Il ne faut pas attribuer une importance démesurée au choix de cette option qui n'est pas vraiment déterminante pour la poursuite d'études après le baccalauréat. Notre conseil est de laisser les élèves se décider d'après leurs goûts pour l'une des trois matières scientifiques. Jusqu'à présent le Lycée Européen Charles de Gaulle a toujours obtenu de bons résultats au bac S ( supérieurs aux moyennes académique et nationale ). Ainsi à la session de juin 2000, 83,6 % des élèves de S ont eu leur bac contre 81,4 % pour l'Académie et 80,7 % pour la France entière.
L'ENSEIGNEMENT EUROPÉEN PHYSIQUE-ANGLAIS C'est une des spécificités du lycée : à partir de la 1°S les élèves ayant suivi l'enseignement européen en seconde vont suivre une partie de leurs cours de sciences physiques en anglais (2 h par semaine sur un horaire de 5,5 h) ; cela se poursuit bien sûr en Terminale S, à l'issue de laquelle ils (et elles ) passent une épreuve spécifique orale "européenne" (20 min de préparation suivies de 20 min d'exposé sur un texte à caractère scientifique, en général tiré d'un magazine ou d'un journal comme Time magazine, The Economist, Scientific American... ). Pour obtenir la mention "baccalauréat européen" sur leur diplôme, ces élèves doivent obtenir au moins 14/20 à l'épreuve écrite d'anglais, commune à tous les candidats, et la moyenne à l'épreuve orale spécifique. Cette option (à recrutement limité à l'entrée en seconde) a été choisie cette année (2000/2001) par 23 élèves en 1°S et par 19 élèves en classe de Terminale S. Ils forment un groupe de jeunes motivés et dynamiques qui réussissent bien dans la plupart des cas. A l'heure où - qu'on le veuille ou non - l'anglais s'est imposé comme la langue de communication internationale dans les sciences et les techniques, cet appariement entre l'anglais et les sciences physiques, loin d'être saugrenu, est un atout qui pourrait se révéler précieux, plus tard, pour ces jeunes garçons et pour ces jeunes filles.
EN GUISE DE CONCLUSION... Le Lycée Européen Charles de Gaulle est un endroit où nos jeunes se sentent bien dans leur grande majorité. L'enseignement, et en particulier celui des sciences physiques, y est exigeant et rigoureux, mais contrairement à d'autres lycées, une sélection outrancière n'y est pas appliquée. Nous préférons parier sur les élèves (sans démagogie tout de même ! ). Enfin ajoutons que les jeunes filles sont majoritaires dans nos classes scientifiques, ce qui est assez rare pour être noté ! Bien sûr, beaucoup d'entre elles se dirigent ensuite vers des études scientifiques... C'est un peu notre façon de contribuer à une certaine forme de parité dans un domaine où les hommes restent encore majoritaires.
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